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dimanche 17 décembre 2017

Dans le détail


Elisa Géhin, Les Fourmis rouges, 2017



Quel plaisir de retrouver Elisa Géhin dans un style graphique toujours très séduisant ! Dans son précédent imagier, Dans l’ensemble, elle s’amusait à énumérer l’immensité de notre monde. 
Elisa Géhin, Les Fourmis rouges, 2017

Cette fois, avec Dans le détail, elle s’attache au particulier, à l’individuel, au spécifique : les objets du quotidien, les membres d’une famille, les animaux, les végétaux… Elle inventorie les intérieurs : à l’intérieur de la terre, de la campagne, de la ville, de la maison,  et ce qui pourrait paraître saugrenu mais en fait pas du tout, l’intérieur de l’extérieur !
Lisez sa liste des métiers courants et curieux ou des choses qui se transforment, des représentations  qui nous informent autant qu’elles nous amusent. Pour les curieux dès 3 ans



Elisa Géhin, Les Fourmis rouges, 2017



Elisa Géhin, Dans le détail, Les fourmis rouges, 2017


jeudi 19 mai 2016

Toute une vie pour apprendre

ill. Michio Watanabe, Les Fourmis Rouges

Oui, on peut chaque jour apprendre quelque chose. Et certains jours, ne rien apprendre du tout. Oui, on peut apprendre à tout âge, et même quand cela fait bien longtemps que l’on ne s’assoit plus sur le banc d’une école. Oui, on peut prendre plaisir à acquérir savoir et savoir-faire.
Toutes ces affirmations sont contenues dans Toute une vie pour apprendre, un album précieux pour encourager l'acquisition de nouvelles connaissances.

ill. Michio Watanabe, Les Fourmis Rouges
Tout au long de l’album, on suit un personnage qui  raconte ses activités quotidiennes.  Loin d’une énumération des premières fois, comme manger du riz avec des baguettes, Gabriele Rebagliati évoque la patience et le temps nécessaire à l’apprentissage.  Rien ne se fait en un clin d’œil ! Car apprendre c’est aussi s’entraîner, le « faire et refaire » qui peut lasser certains jeunes enfants. Le personnage prend des cours de piscine et, une fois rentré chez lui, il exerce son souffle dans la baignoire sous l’œil moqueur du poisson rouge. Autre exemple, pour apprendre l’anglais, il se laisse  bercer, chaque matin, par la musique de mots inconnus en petit-déjeunant devant la BBC. Et peu importe si il ne capte que des bribes de vocabulaire. Il faut de l’effort, de la constance pour réussir un objectif.


ill. Michio Watanabe, Les Fourmis Rouges

Les illustrations sont gaies, naïves et vivantes et les couleurs pétillent : du jaune, du vert, du bleu, du rose… On en prend plein les mirettes. Le cadrage des images est particulièrement réussi. Michio  Watanabe joue avec son personnage et nous donne à voir des plans décalés et amusants.  Le lecteur est au-dessus de la piscine, accroupi à côté de la baignoire, assis dans l’herbe, au niveau des roues de la bicyclette et a ainsi qu’une vue partielle du personnage. Ce n’est qu’à la toute dernière page qu'il se dévoile, lors d’une occasion spéciale….


Un livre à offrir aux enfants impatients, à ceux qui rechignent à recommencer, à ceux qui hésitent à se lancer dans un nouveau domaine d’activités et bien sûr, aux grands-mères !


Gabriele Rebagliati, Toute une vie pour apprendre, illustrations de Michio Watanabe, Les Fourmis Rouges, 2016