Affichage des articles dont le libellé est auteurs-illustrateurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est auteurs-illustrateurs. Afficher tous les articles

mercredi 21 janvier 2015

Isabelle Bonameau


Isabelle Bonameau, Messire Dimitri


Dans La Soupe aux fraises, la petite fermière organise, chaque dimanche, une promenade pour nos amis de la basse-cour et bien que cela soit strictement interdits, Yvette et Jules, deux petits poulets, sortent du pré et à eux l’aventure. Dans la forêt, ils passent l’après-midi bien au chaud dans une cabane de rêve, une récréation follement amusante pour nos pioupious. Sauf que la nuit accompagnée de flocons de neige tombe peu à peu. Impossible de repartir à la ferme. Nos poulets sont bien obligés de se calfeutrer dans la cabane. Mais une nuit agitée se profile et un curieux-gentil renard leur  préparera au matin une délicieuse soupe aux fraises.

A la basse-cour aussi, on fête les vacances. Une sortie à la plage pour nos pioupious préférés. Yvette incite Jules,  plus docile que sa copine, à explorer les alentours. Après un somme, ils se réveillent et se croient perdus. Heureusement  Messire Dimitri, la baleine, les invite à visiter son palais.
Yvette et Jules, ces intrépides jeunes volatiles, osent sortir des sentiers autorisés. Imaginatifs et sympathiques, ils réussissent à vivre de surprenantes péripéties et finissent même par divulguer des conseils aux animaux qu’ils rencontrent. Des petits poulets polissons et attachants dont on apprécie le bon sens.

Isabelle Bonameau, Chez Maud et Pierre


On reste à la ferme avec Maud et Pierre. Maud et Pierre sont deux amis cochons. Attentionnés et serviables, ils sont toujours disponibles pour veiller un drôle d’oiseau somnambule ou s’occuper de Robert, le canari de grand-papa. Amateurs de bricolage, Maud et Pierre fabriquent de drôles d’instruments qui leur permettront d’organiser une méga fête jusqu’au bout de la nuit. Parfois, les deux cochons se fâchent, se bourrent de coups de poings mais finissent toujours par se réconcilier. Chez Maud et Pierre, ils inventent une entreprise lucrative afin de gagner un maximum de chewing-gum : un salon de coiffure à ciel ouvert et une coupe au bol pour tous.
Dans le dernier volume, Le grand-père de Maud et Pierre, nos deux cochons passent quelques jours de vacances chez grand-papa. Au menu,  un peu de repos et beaucoup d’activités : gymnastique de bon matin, cuisine, balançoire, partie de pêche et musique à toute heure.  Et quand grand-papa sort son bandonéon, nos copains ne sont pas prêts de se coucher. Ca rocke toujours chez grand-père !

Isabelle Bonameau écrit des histoires enlevées, allègres où le point final se clôt sur une double page festive et tendre à la fois. Ses histoires sont parfaites pour les premiers lecteurs qui pourront déchiffrer, au fur et à mesure de l’acquisition de la lecture, dans un premier temps, les dialogues des animaux  puis le texte intégral. oh yé!

Isabelle Bonameau, Le grand-père de Maud et Pierre

Bibliographie sélective d'Isabelle Bonameau,
La Soupe aux fraises, Mouche, L'école des loisirs, 2007
Messire Dimitri, Mouche, L'école des loisirs, 2011
Maud et Pierre, Mouche, L'école des loisirs, 2012
Chez Maud et Pierre, Mouche, L'école des loisirs, 2013
Le grand-père de Maud et Pierre, Mouche, L'école des loisirs, 2014

lundi 16 juin 2014

Emmanuelle Eeckhout


Emmanuelle Eeckhout, Mon monstre et moi, Pastel, 2011


Avec Emmanuelle Eckhout, on parle des petits bonheurs et des petits maux avec humour et sensibilité. On ouvre ses livres et on se laisse surprendre par les propos malins et réconfortants qu’elle livre à ses jeunes lecteurs.
Lire ouvre la voie d’une vie douce. Surtout pour un moustique. Quand on s’adonne à la lecture, on a beaucoup d’imagination et on trouve bien des parades pour obtenir ce que l’on souhaite. Démonstration faite avec Mouztik. Mouztik est « une » moustique qui a faim et qui cherche une victime. Mouztik qui adore lire est rusée et n’a aucun scrupule à attaquer les orteils tout ronds d’un enfant allongé dans de hautes herbes verdoyantes. Sauf que le garçon en question est sur le point de la ratatiner…. Avec malice, Emmanuelle Eckhout  a souhaité aborder dans cet ouvrage  la place du livre, de la culture, dans la vie de tous les jours.
Avec un nounours, on gagne en autonomie. Benny est un lapin qui, avec son doudou ours Teddy, arrive seul à prendre son bain, à s’habiller ou à manger. Ce sont les premiers instants d’autonomie que croque Emmanuelle Eeckhout. Les parents à tour de rôle proposent leur aide : « Besoin d’un coup de main ? Tu t’en sors, mon p’tit lapin ? » Avec Teddy, pas de soucis. Sauf au moment de se coucher pour la nuit, le lapin et son ours se faufilent dans le lit des parents. On imagine aisément que c’est tous les soirs le même rituel. Mais aujourd’hui,  le père en a assez, la mère raccompagne Benny et Teddy dans son lit. Après la colère, le lapin s’adapte à la situation et c’est lui qui courageusement borde son doudou et lui raconte une histoire. Et les parents, eux, inquiets des conséquences de leurs résolutions, s’effondrent de sommeil devant la porte de la chambre. Cette conclusion fait bien sourire et renvoie à ce modèle de parents super protecteurs (la majorité de parents sans doute) qui encouragent l’enfant à l’aller de l’avant mais rechignent malgré tout à le voir grandir.

Emmanuelle Eeckhout, Mon monstre et moi, Pastel, 2011
Dans Mon monstre et moi, on apprend, comme dans Benny et Teddy,  qu’à deux on grandit mieux. Mon monstre est une sorte de cochon à pois affublé de cornes. C’est le double de l’enfant, son ombre rose et bizarre avec laquelle l’enfant joue, crie, boude ou partage des moments de tendresse.  L’ami imaginaire permet aussi de combattre les petites peurs et les gros cauchemars. La complicité s’installe au fil des ans entre le garçon qui grandit et son monstre. Puis oublié dans le grenier, avec les jouets, l’ami imaginaire resurgit dans les jeux de son enfant. Mon monstre et moi met en avant l’ami imaginaire et apaise ainsi les enfants qui en convoquent dans leurs jeux. Une jolie continuité qu’a créée Emmanuelle Eeckhout en faisant revivre ce monstre dans la vie du garçon devenu parent.
Avec ou sans travail, Papa est un super papa. Dans Un papa à domicile, le papa d’un petit garçon a perdu son travail. Et le gamin raconte avec entrain que c’est vraiment bien de profiter de son père. Un papa présent à la sortie de l’école,  pour faire des choses à deux : aller à la bibliothèque, discuter sur un banc au parc, faire du patin à roulettes ou une partie de jeux vidéo. L’enfant narrateur décrit le quotidien de son père, s’occupant des tâches ménagères et « écrivant des tas de lettres ». Un album réconfortant pour les enfants de parents sans emploi.
Emmanuelle Eeckhout, Nuit, Pastel, 2009

Une nuit de pleine lune est propice au sommeil. Nuit est pure poésie. Le texte commence ainsi : « Le ciel a allumé sa lune. C’est la nuit… ». Puis, page après page, on observe les occupations nocturnes des animaux de la forêt : les souris sortent de leur cachette, le crapaud attend sa proie, les hérissons traversent la route et pendant ce temps-là, l’enfant dort déjà. Les illustrations jouent le contraste avec un noir et blanc, opposé au jaune. La première page s’ouvre sur le panorama d’un village à la campagne. Au fur et à mesure que la lune grossit, le plan se resserre. On quitte la forêt et  on se tient, à la dernière page, à côté de l’enfant endormi dans sa chambre. On ferme le livre en silence de peur de le réveiller. Douceur et délicatesse de cette Nuit.

Emmanuelle Eeckhout, album à paraître....

A paraître en automne prochain, La Toilette de l’ogre avec Jean Leroy aux éditions 400 coups, deux albums chez Pastel ainsi qu’une participation à un ouvrage collectif aux éditions A pas de loups.

Bibliographie sélective, ensemble des ouvrages publiés chez Pastel :
Mouztik, 2013
Benny & Teddy, comme des grands !, 2012
Mon monstre et moi, 2011
Nuit, 2009
Un papa à domicile, 2005

mardi 27 mai 2014

Junko Nakamura

Junko Nakamura, Quand il pleut, MeMo, 2014


Junko Nakamura a publié trois livres aux éditions MeMo et a illustré un cahier de recettes aux éditions du Rouergue.  Rencontre avec une artiste japonaise qui s’inspire de la nature pour fabriquer des livres poétiques et contemplatifs.

Junko Nakamura  utilise l’empreinte de papier découpé pour créer ses illustrations. Il se dégage de ses images intemporelles une grande sérénité. Elle joue des cadrages, zoome et dé-zoome sur les scènes. On s’attache alors aux détails qu’elle nous donne à voir, une nervure d’un pétale ou la texture d’un tronc d’arbre. Une invitation à la rêverie.

Son premier livre Au fil du temps est un ouvrage contemplatif et délicat sur le regard que porte une enfant sur la nature. Des couleurs primaires assemblées au noir déroulent la succession des saisons. Au printemps, jaune et noir  deviennent narcisses, pissenlits ou tulipes. En automne, rouge et noir dessinent baies, pommes ou feuilles séchées d’un herbier. L’hiver, place au bleu et noir pour une pluie de flocons de neige ou la douceur de myrtilles en sirop. Quant à l’été, le pas nommé  puisqu’il ne constitue pas un chapitre comme les autres saisons, c’est en vert et noir que Junko Nakamura écrit  un chapitre végétal « au bord de ma fenêtre » où l’enfant fait l’inventaire des plantes qui l’entourent,  celles ramassées dans les champs ou qui poussent sur le rebord de sa fenêtre.

Avec Cinq amis, Junko Nakamura développe une narration poétique pour nous parler de sa propre expérience de la séparation. Elle y raconte l’amitié de cinq animaux qui, après avoir vécu ensemble et partagé de bons moments, doivent se quitter et ne cessent alors de penser les uns aux autres. « Est-ce qu’ils ont vu les premières fleurs du printemps ? Ont-ils passé une bonne journée ? » Autant d’interrogations que ces animaux se posent  mis face à l’espoir de se retrouver avec ce souhait formulé au passage d’une étoile filante.

Ce printemps, avec Quand il pleut, Junko Nakamura  évoque le passage d’un nuage. Un enfant couché avec son chat se réveille de sa sieste quand la pluie bat aux carreaux de sa chambre. Il se prépare à sortir, enfile ciré jaune et bottes plastique pour profiter du jardin sous la pluie. Il observe la nature, ce que fait le chien ou l’oiseau quand il pleut. Et le ciel s’éclaircit à nouveau. Un petit clin d’œil m’a fait sourire : lors de l’averse, la mère court décrocher le linge et quand le soleil réapparait c’est le père qui s’y colle. Pendant ce temps, devinez ce que fait le chat ?


ill. Junko Nakamura, Envies d'Enfances de Stéphanie Rigogne-Lafranque, Le Rouergue, 2013



Dans Envies d’enfance, Stéphanie Rigogne-Lafranque décompose en chapitre aux seuls titres déjà savoureux « Comment les parfums d’un jardin ont apprivoisé une meute affamée » ou « Comment la douceur a vaincu la peur » des recettes salées et sucrées faciles à réaliser mais surtout témoins d’une enfance gourmande. Si l’auteure a la générosité de partager avec ses lecteurs la galette d’Yvette ou son bol de douceur, Junko Nakamura avec ses images offrent un panorama d’une enfance joyeuse où la douce odeur d’un chocolat chaud se répand sur l’ensemble de l’ouvrage. Un livre à consulter pour saliver mais aussi pour rêver.
Junko Nakamura vit et travaille à Paris. Avec Odile Chambaut, elle organise au sein de l’Atelier pour enfants des ateliers d’expressions plastiques.
Bibliographie :
Junko a publié trois livres aux éditions MeMo:
Au fil du temps, 2012
Les Cinq amis, 2013
Quand il pleut, 2014
A paraître en septembre prochain chez MeMo,  un recueil présentant des idées de réalisations de livres originaux par des enfants, illustré par des créations d’enfants lors d'ateliers.
Aux éditions du Rouergue, avec Stéphanie Rigogne-Lafranque, Envies d’enfance,  55 recettes illustrées par Junko Nakamura, 2013
Plus d’infos sur son site, www.junkonakamura.net


jeudi 15 mai 2014

Janik Coat


Les mots du temps, Thierry Magnier, 2014


Se situer dans le temps

Quand c’est « tous les jours le même jour », pas facile de distinguer lundi de mardi et de mercredi « y a école toujours maintenant »)… Les Mots du temps égrène les « maintenant, avant, après, demain, après-demain… » pour apprendre à se situer dans son histoire, sa vie.

Le mot-du-temps est défini et illustré par un commentaire, celui de Jeanne à laquelle est dédicacé ce livre. Avant « Ce qui est déjà passé, dont on peut se souvenir, ou pas. Avant, je faisais autre chose, je ne lisais pas ce livre. » En face à face, une photographie du quotidien avec Jeanne au premier plan accompagne l’explication.

Il y a les notions qui s’entrechoquent page après page : vite succède à lentement, celles plus subtiles qui méritent la nuance : toujours suit éternité… Et en dernier, c’est la …, vous devinez ?

La préface de Annie Rolland (psychologue et docteur en psychologie) dévoile aux adultes l’importance de ces mots du temps qui « permet au petit d’attendre demain paisiblement et de s’endormir chaque soir bercé par les promesses du lendemain ».

Un album astucieux et poétique pour grandir et écrire son temps, à son rythme.

 
Clotaire Indien, Clotaire se déguise, autrement, 2013

De l’art de se transformer

Clotaire se déguise, paru en 2009, est de nouveau éditer et revêt de nouveaux atours. Janik Coat s’est amusée à partir d’une forme simple d’un animal non identifié, Clotaire, à lui donner les traits de personnalités ou de personnages fictifs.

Sur le pont d’un bateau Clotaire Babar vogue sur une mer bleu d’azur. Chargé de son panier d’osier et vêtu d’un capuchon rouge, Clotaire Chaperon rouge se rend chez sa mère-grand. Lunettes rondes, chapeau de sorcier et baguette magique, c’est Clotaire Harry Potter dans un décor de Poudlard…
On joue à deviner en quoi Clotaire pourrait bien se déguiser à la prochaine page et on se marre de le voir en Ariol, en Obélix ou en Demoiselles de Rochefort. Occasion est faite avec Clotaire de présenter des héros de son enfance : Laura Ingalls, Casimir ou Albator et de découvrir Pablo Picasso, La Callas ou Charlot.


Catherine Grive & Janik Coat, Les Mots du temps, Thierry Magnier, 2014

Janik Coat, Clotaire se déguise, autrement, 2013

Janik Coat a étudié aux Beaux-Arts de Nantes. Elle vit et travaille aujourd'hui à Paris.
Plus d’infos sur Janik Coat : http://janikkinaj.free.fr/

mercredi 25 septembre 2013

Edouard Manceau


Connaissez-vous monsieur carotte ? Doudou couché sur papier âgé de presque 7 ans, Actes Sud a eu, cette rentrée, l’excellente idée de le rééditer. Figure énigmatique avec seulement deux boutons pression pour les yeux et un nez en éponge orange, monsieur carotte est une drôle de créature aux bras et aux jambes immenses en quête d’affection. Alors oui, après la lecture de son histoire, on a bien envie de le serrer dans nos bras. Pourquoi ? Car monsieur carotte est rêveur,  tendre et aussi bien élevé : il aime  les légumes. En revanche, il n’est pas fan des choses trop sucrées et cerise sur le gâteau, il veille à se brosser les dents le matin et le soir pendant trois minutes. Ah si monsieur carotte pouvait donner des idées à ses jeunes lecteurs, tous les parents, consciencieux que nous sommes, en seraient ravis !

Edouard Manceau a écrit la charmante journée de monsieur carotte. Raconteur mais aussi illustrateur, cet artiste, qui a vécu à l’Ouest, considère les livres comme des petites œuvres d’art.
Diplômé de l’école des Beaux-Arts d’Angers, Edouard Manceau a commencé par réaliser des expositions de peinture et a conduire des ateliers d’art plastique avec les enfants. L’édition est venue presque par hasard grâce au regard extérieur « d’un passeur ».

Passionné d’art, il cherche constamment à connaître de nouveaux artistes. Dernièrement, il a découvert l’artiste italien Felice Varini dont il apprécie les anamorphoses (installations que les nantais ont pu voir cet été au Hangar à Bananes) et la musicienne Tatiana Mladenovitch. Avec Andy Guérif, vidéaste angevin, il créée des ouvrages de sensibilisation à l’histoire de l’art, intitulé avec humour Del’art ou du cochon.

Astucieux conteur avec notamment C’est l’histoire d’une histoire, Edouard Manceau nous raconte l’épopée d’une bande d’animaux qui brave le méchant loup, aventure qui a eu lieu tous les jours, sauf les jours de pluie. Mais quand le lecteur tourne la troisième page, il commence à pleuvoir. Alors, le narrateur, en attendant que le soleil se lève en tout dernière page (soleil éclatant en papier découpé) décrit  la course que jouent les animaux au pauvre méchant loup. Inédit aussi dans le choix d’illustration, ici point de cochon, de lièvre ou d’écureuil mais seuls le décor pour s’immerger dans l’histoire. Les paysages sont graphiques : une forêt d’arbre aux troncs hachurés, une maison carrée au toit terrasse fleuri, un souterrain parsemé de cailloux aux couleurs automnales.



Edouard Manceau aime aussi surprendre ses lecteurs à construisant et en déconstruisant des images à partir d’éléments graphiques. Dans Merci, le vent, des petits morceaux de papiers deviennent tour à tour poule, poisson, oiseau… et le vent vient les déposer au pied du lecteur. A lui d’inventer la suite de l’histoire…
Dans Fusée, le lecteur assiste au montage et décollage d'un très coloré engin spatial et dans son dernier album, paru de mois-ci au Seuil, Edouard Manceau s'amuse à assembler dans Histoiressans queue ni tête un cirque qui devient camion ou un monsieur qui se transforme en dame…  Des images qui défilent et on s’étonne de tant de d’astuces.

Bibliographie sélective :
Monsieur carotte, avec Elise Ortiou Campion, Actes Sud, 2013
C’est l’histoire d’une histoire, Milan, 2011
Merci le vent, Milan, 2011
Fusée, Seuil, 2013
Histoires sans queue ni tête, Seuil, 2013


Plus d’infos, son site : http://edouardmanceau.blogspot.fr/

lundi 17 juin 2013

Charles Dutertre

Charles Dutertre, extrait des Frères Moustaches, album à paraître en octobre 2013.

Charles Dutertre est un illustrateur nantais qui aime composer une « musique » propre à chaque album. Rencontre avec un musicien des techniques et des couleurs.

Formé à l’école des Beaux-Arts de Rennes, Charles Dutertre a commencé à travailler pour la presse en illustrant des articles de Ouest France. Aujourd’hui encore, chaque dimanche, dans le cahier  famille, ses personnages égayent les sujets de psychologie des enfants.

Son premier album, LaPremière fois que je suis née, sorti en 2006 et mis  en musique depuis par l’Orchestre national d’Ile de France, égrène les premières fois d’une petite fille, de la rencontre avec ses parents à la naissance de son premier enfant. « Une boucle de vie » résume Charles Dutertre, sous les traits espiègles d’une enfant aux couettes virevoltantes. Les images alternent différents cadrages : ligne fuyante des premiers pas, vue panoramique sur la mer et l’horizon ou gros plan « sur la première fois où on rentrait de la mer ». Des images qui accompagnent avec humour et  tendresse nos premières fois.


Dans L’Enfant quigrandissait, évocation de la vie du géant ukrainien Leonid Stadnyk, Charles Dutertre a mêlé dessin et collages pour des illustrations riches en détails. Des vignettes de planches de botaniques s’invitent dans de grandes et belles images.

C’est le trait fin et tremblant que Charles Dutertre a choisit pour L’Histoire de Clara, une enfant qui échappe à la rafle des soldats allemands pendant la 2e Guerre Mondiale et vit caché d’un refuge à un autre. Douceur des lignes  et des couleurs pour accompagner un récit grave et bouleversant.



Cet hiver, Charles Dutertre a mis en images Le Voyage extraordinaire de petit Pierre. Alligator-bus rose, poisson géant-camion, pingouins déguisés en hommes d’affaires, Charles Dutertre a donné vie à l’imaginaire de Pierre en créant  une foule de monstres et animaux fantastiques peuplant la ville. Trait en rondeur, couleurs vives, sur le chemin de l’école, les rencontres sont  irréelles.

Aujourd’hui, Charles Dutertre travaille sur un album écrit par Alex Cousseau  à paraître cet automne au Rouergue : récit de trois frères birmans Les Frères Moustaches, artistes de théâtre qui s’opposent au péril de leur vie au régime en place.  Pour ce projet, Charles Dutertre s’est plongé dans les miniatures persanes. Une nouvelle partition à dessiner….

Plus d’images, le site de Charles Dutertre

Bibliographie sélective : 
Avec Vincent Cuvellier
Tu parles, Charles, Le Rouergue, 2004
La Première fois que je suis née, Gallimard, 2006
L’Enfant qui grandissait,  Gallimard, 2008
L’Histoire de Clara, Gallimard, 2009

Avec Alex Cousseau
Le Roi qui n’a rien, Gallimard, 2010
Les Frères Moustaches, Le Roueurgue, à paraître en octobre 2013

Jean-Louis Le Craver, La Marmite pleine d’Or, Didier jeunesse, 2011

Jo Hoestlandt, Le Voyage extraordinaire de Petit Pierre, Nathan, 2013


Cet automne, Charles Dutertre participera  à L’Atelier d’Illustration jeunesse à la Plaine sur mer (mercredi 30 octobre 2013 de 10h à 18h).

mardi 21 mai 2013

Marjolaine Leray

Marjolaine Leray, Le Petit Chaperon rouge


Marjolaine Leray invente, dans ses albums, des héros malins. Piégés, pire enfermés, le lecteur les croit perdus mais c’est sans compter,  sur un trait de crayon rouge, qui par un tour de passe-passe, leur permet de sortir d’une terrible situation.
Nez à nez avec le loup, à deux dents de lui, son chaperonrouge ne s’en laisse pas conter et c’est le féroce animal qui finira non pas au bord du ruisseau mais le nez par terre.

Marjolaine Leray, Avril, le poisson rouge

Avril, le poisson rouge, sorti ce printemps, déprime dans son bocal. Il est vrai que sa destinée est bien malheureuse, condamné à tourner en rond, seul dans son bocal. Sauf que Avril imagine un plan pour s’évader, à commencer « par surprendre et dompter l’ennemi », à savoir le chat de la maison. Situations humoristiques (tentative d’évasion en ballon de baudruche ou rencontre avec un canard en plastique géant) accompagnées de commentaires qui feront rire petits et grands. Ses deux livres sont comme des bulles pétillantes à lire avec des enfants un peu grands pour leur transmettre le sens de la dérision et de l’humour bien sûr.

Nantaise d’origine, Marjolaine Leray, après un bac en Arts appliqués au lycée Livet de Nantes, est entrée à l’école Duperré à Paris en BTS communication visuelle. Après un stage chez Actes sud junior où elle a acquis une expérience de maquettiste, elle a choisit de se perfectionner dans la gravure sur métal à l’école Lacambre à Bruxelles. Son parcours professionnel alterne entre le graphisme (pour Radio France ou la publicité) et l’illustration.  Pour dessiner, elle affectionne le crayon de couleur « qui lui permet de garder un trait sec, nerveux et d’appuyer fort sur la feuille sans craindre de casser mon stylo ». Ainsi, elle donne vie aux face à face du loup et du chaperon et apporte du mouvement. Récemment, elle a découvert la pratique de la sérigraphie et espère pouvoir en faire l’expérimentation. Dans un futur album peut-être ?


Marjolaine Leray, un PetitChaperon rouge, Actes Sud junior, 2009
Marjolaine Leray, Avril, le poissonrouge, Actes Sud junior, 2013

vendredi 9 novembre 2012

Juliette Binet


Juliette Binet, détail d'Un courant d'air, Le Rouergue, 2012


Parfois, on a besoin de distance, de contours ou d’intermédiaires pour se dire les choses. Se parler, peu se relever si difficile. Juliette Binet a mis en scène dans son dernier album Un courant d’air (aux éditions du Rouergue) le chemin mouvementé de l’échange entre deux personnages. La première page s’ouvre sur une fille qui porte à deux mains un incroyable et volumineux instrument de musique (cor ou tuba) dans lequel elle souffle avec force. Faut-il, pour être entendu, parler avec puissance ? Le livre enchaîne les situations où le vent s’engouffre et dévoile l’intimité, brise les habitations, entraîne la fuite. Travailler à l’encre, les corps des animaux sont mouchetées d’épines ou d’écailles et semblent à la fois effrayants et fantastiques.  La dernière page, tout en délicatesse, met à découvert l’attrapeur de nuages auquel s’adresse la musicienne de la première page. Doit-on sortir de ses rêves (et descendre de ses nuages) pour être à l’écoute de notre entourage ?
 Les lecteurs trouveront sans doute d’autres lectures à cet album et c’est là la magie des histoires de Juliette Binet. Bien sûr, on peut, en respectant l’ordre des pages, suivre la narration mais quel plaisir de se perdre dans une image et raconter (se raconter) une autre histoire que l’histoire.

Juliette Binet a passé dix ans de son enfance à Nantes. Elle n’a plus l’occasion d’y revenir souvent. Récemment elle a participé aux Rencontres d’illustrateurs de Vertou, elle m’a confié l’étrangeté à parcourir une ville dont elle a gardé plus de sensations que de souvenirs précis.

Juliette Binet a étudié aux Arts Décoratifs de Strasbourg où elle a créé l’histoire d’Edmond (publié en 2008 par les éditions Autrement). Elle est partie d’illustrés d’enfants du début du 20e siècle pour raconter une histoire sur la différence et sur l’apparence que l’on adopte pour intégrer un groupe.

Sensible à l’imagerie populaire des années 1900 (planches de botaniques, catalogues de jardinage, carterie…), Juliette Binet croit à la nécessité de multiplier les inspirations pour enrichir son travail. Elle chine, elle visionne, elle écoute, elle regarde… Tout est piste de réflexion.

Aujourd’hui, elle travaille sur un beau projet : celui  d’un abécédaire, un album que la Ville de Strasbourg souhaite offrir aux futurs écoliers de CP. Des planches de lettres qui donneront à ces futurs lecteurs l’envie d’entrer dans la lecture et dans l’écriture.

Derniers ouvrages parus :
Un courant d’air, Le Rouergue, octobre 2012
L’Horizon facétieux, Gallimard, 2011
Le Cousin, Albin Michel, 2010

mardi 18 septembre 2012

Matthieu Maudet



En lisant les lignes qu’il m’a adressées pour cet entretien, je me suis demandée si je laissais la place à ses mots condensés qu’il m’a transmis très vite par mail ou si je vous parlais de ce jeune auteur-illustrateur d’origine nantaise en vous décrivant son travail par le menu. En fait, je crois qu’il m’est difficile de qualifier son travail tant il est multiple. Il passe de l’écriture à l’illustration, manie autant le noir et blanc que la couleur ou joue avec les aplats.

Matthieu Maudet est un auteur-illustrateur fécond qui publie depuis 2005 des albums pour les enfants. Il a intégré une école de dessin à Nantes après un bac technique en mécanique productique. J’imagine que l’enseignement de ces années de lycée était quand même assez éloigné de l’expérience de croquer une bande de rhinocéros en voyage. Mais sait-on jamais !

Sa première BD Hérold et Pissenlit aborde avec humour les vacances d’un jeune citadin en vacances à la campagne chez ses grands-parents. Depuis, il a écrit un album remarqué J’y vais ! à l’école des loisirs où il met en scène un jeune oiseau dans l’apprentissage de la propreté. C’est drôle, bien vu, parfait pour accompagner les tout-petits dans cette étape pas toujours facile.

Cette rentrée, il illustre Allô Vénus chez Thierry Magnier. Cette histoire interpellera les enfants qui ont des petites sœurs imaginatives.  Je pense que ce type de scénario a dû se dérouler des centaines de fois chez moi, comme chez vous : on demande un peu d’ordre dans la chambre de l’aîné, celui-râle et ça finit par une dispute.  Sauf qu’ici point de cris et de larmes, Allô Vénus trouve une issue génialissime aux prises de becs. Cette lecture permettra de dés-enclencher, avec le sourire, les petites guerres du quotidien. Ca marche aussi, même quand on n’a pas de petite sœur ! Car on connaît toujours un ou une plus jeune que soi qui trouve à se tirer d’affaire dans les situations les plus délicates.


Matthieu Maudet souhaite écrire, encore,  toujours, inventer des histoires pour les plus grands, réaliser des Bandes Dessinées, tout en explorant des thèmes qu’il n’a pas encore abordé et qui font partie de la vie des enfants. 




Derniers ouvrages parus :
Allô Vénus, avec Michael Escoffier, Thierry Magnier, sept. 2012
Le Voleur de couleurs, une histoire à colorier, L’école des loisirs, avril 2012
Roule! roule!, avec Jean Leroy, L’école des loisirs, mars 2012
A paraître : Bonjour facteur, avec Michaël Escoffier, L'école des loisirs, sept. 2012

Matthieu Maudet sera présent  au 4e atelier d’illustration jeunesse à La Plaine sur Mer : le mercredi 31 octobre. Plus d’infos, http://www.laplainesurmer.fr/atelierdillustrationjeunesse.htm



mardi 27 mars 2012

domitille de pressensé




Emilie est née à Nantes au milieu des années soixante dix. Petite fille à la bouille ronde, vêtue de rouge de la tête aux pieds, Emilie a accompagné de nombreux enfants dans leur premier pas de lecture. 30 ans après, Emilie est toujours là, sur les étagères ou les bibliothèques des enfants. Ce personnage revit une deuxième jeunesse (avec des rééditions et de nouveaux titres à venir) et on s’en réjouit.

Emilie a été imaginée par Domitille de Pressensé alors étudiante aux Beaux-Arts de Nantes. Il y a dans les histoires d’Emilie les souvenirs d’enfance de son auteur qui a vécu à la campagne, près de Clisson, jusqu’à ses 4 ans, et des vacances qu’elle passait avec ses nombreux cousins près de Mauves-sur-Loire où ses grands-parents habitaient.

Domitille s'est également souvenue, lorsqu’elle a écrit ses premières histoires d’Emilie, de certains de ses camarades qui, en classe, lors de l’apprentissage de la lecture peinaient à déchiffrer leurs premiers mots. Elle, qui avait du bonheur à lire, éprouvait un sentiment d’injustice mêlé à de la tristesse à voir certains enfants buter sur les lignes et être réprimandés pour cela. C’est pourquoi elle a veillé à mettre des couleurs sur les mots, à jouer avec la graphie qui se promène sur la page ou qui change de taille… Lire Emilie devient un jeu.
Quand on s’étonne du choix d’un hérisson comme compagnon pour une fillette, Domitille revient encore à son enfance et repense à son père qui s’indignait contre les automobilistes qui écrasaient ses petites créatures : « La vue d’un hérisson mort sur le bord d’une route le mettait en colère ». Arthur représente la nature qu’Emilie affectionne et que Domitille a appris à protéger.

Après Emilie, Domitille a ensuite écrit les albums avec Naftaline, et enfin Loup-Rouge, pour les 5-7 ans, qui raconte les aventures d’un petit loup pas comme les autres, rouge de la tête à la queue et doté d’un incroyable pouvoir de transformation, celui de prendre l’apparence d’un petit garçon. C’est avec la typographie encore une fois que Domitille souhaite éveiller la curiosité des plus jeunes et leur donner envie de s’approprier l’histoire.

De Nantes, Domitille garde en mémoire l’odeur des gâteaux chauds de l’usine LU et des souvenirs liés au fleuve comme les promenades sur les quais, en face des Hangars à bananes, à l’époque, celui-ci étant interdit au public, le déchargement des paquebots et le signal des bateaux sur le départ. A Nantes, elle aime y revenir pour arpenter l’île de Nantes et s’étonner de son extraordinaire transformation.

Domitille de Pressensé vit à Paris et elle a trois enfants.


Un doudou ?
Non mais je suçais mon index droit en tournicotant une mèche de cheveux.

Une chanson ?
Nous n’irons plus au bois.

Une histoire ?
Le conte Poucette d’Andersen édité aux Deux Coqs d’Or.

Une gourmandise ?
Le Petit Lu bien sûr.

Un jeu ?
Lire, dessiner et inventer des histoires. J’ai écrit mon premier livre à l’âge de 4 ans avec l’aide de maman. Je me souviens aussi que nous avions chacun de nous les enfants, un cahier à spirales dans lequel nous collions nos découpages (des images de magazines et autres illustrations). Ma mère nous fabriquait de la colle blanche avec de la farine.

Des amis ?
Je passais beaucoup de temps avec mes nombreux cousins.

Une peur d’enfant ?
Je craignais qu’un monstre tapi sous mon lit vienne m’attraper.

Un souhait ?
Celui d’écrire et de raconter des histoires.


Les albums d’Emilie sont édités chez Casterman.
Dernières parutions, Emilie et les poussins et La Maison d’Emilie (mars 2012)
La série des Loup-Rouge est à retrouver chez Pocket jeunesse.

On peut jouer avec Emilie sur deux  applications  I-Phone et I-Pad.

Enfin, et c’est une bonne surprise, Emilie passe à la télé sur France 5 pendant les vacances de Pâques. A suivre dès le samedi 7 avril à 9h40.

vendredi 10 février 2012

julia wauters

Le Paysage, revue Dada n°163

Elle aurait pu inventer des papillons virevoltants pour orner les jupes des filles ou des arcs-en-ciel éclatants sur les shorts des garçons mais elle a préféré dessiner des insectes et bien d'autres animaux et les dompter dans ses livres.
Julia Wauters a suivi les cours d'art textile de l'école Duperré;  elle y a acquis notamment la technique de la sérigraphie. Mais si elle se passionnait pour la recherche d'imprimés, le travail de développement commercial sur le textile ne lui correspondait pas. Elle a donc dévié sa voie et a étudié l'illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg.

C'est alors une intense période d'apprentissage et de rencontres où avec la moitié de sa classe, elle créée un collectif appelé Troglodyte et réalise Ecarquillettes, une revue de Bande-Dessinée et d'illustration. Aujourd'hui, la bande d'amis s'est dispersée mais l'enthousiasme de Julia pour l'auto-édition est toujours vivant. Alors peut-être un prochain numéro d'Ecarquillettes sortira dans quelques temps ou Julia réalisera une nouvelle publication.

Le travail de Julia a été repéré très vite, dès sa sortie des Arts déco. Elle a réalisé, en 2009, l'illustration d'un premier album chez Hélium Ma grande soeur m'a dit, récit et imagier sonore pour apprendre à découvrir les bruits de la nature.

Julia a un usage personnel de la couleur qu'elle l'utilise toujours avec parcimonie. Elle joue beaucoup sur les contrastes. Le rouge répond au jaune, le bleu devient vert. Son trait est aussi tout à fait singulier. Très stylisé, son dessin est posé sur la page. Elle crée également des pochoirs ou des découpages pour façonner ses images.

Pour Oskar édition, elle a réalisé la couverture du livre de Muriel Zürcher, Papa Yaga, avec la contrainte de concevoir une image qui ne soit pas une scène du livre mais une ambiance. Pari réussi avec une image très structurée.

Son dernier album jeunesse Une nuit loin d'ici est un bestiaire qui se dévoile au fil des pages. On peut y découvrir, à la toute fin du livre, l'influence de l'illustrateur américain Charley Harper avec une double-page magnifique de présentation du monde animal.



Julia vit à Nantes et travaille dans un atelier chaudement entourée... Ce n'est qu'une fois chez elle qu'elle se plonge dans les livres des autres.


un doudou : 
Grisette, une petite souris sans queue.

une histoire : 
Je me souviens d'un déjeuner au restaurant avec mes parents au cours duquel ils m'avaient annoncé que j'allais devenir une grande-soeur. En sortant, nous sommes allés voir Fantasia au cinéma. J'avoue n'avoir aucun souvenir de ce dessin-animé. Toutes mes pensées allaient vers le bébé à venir. J'avais 7 ans, alors quel chamboulement! En revanche, après la naissance de ma petite soeur, mon père m'avait autorisé à regarder, avec lui, Fantasia chez les Ploucs avec Lino Ventura. Il valorisait ainsi ma situation d'aînée. J'en étais ravie.
Concernant les livres, je me souviens de Timothée va à l'école de Rosemary Wells, de Mimi Cracra et Petit ours brun et des albums de Claude Ponti que j'ai découvert avec ma petite soeur. Mon père, lui, me racontait Bilbo Le Hobbit.

une musique : 
Le Roi des papas avec ma petite soeur. La Flûte enchantée avec mon père qui me décrivait chaque scène avec une patience infinie.

un jouet :
Un cadeau de Noël : une petite imprimerie.

une friandise :
Les pastilles Vichy que je croquais lors des visites chez mon arrière grand-mère. Elle conservait ces bonbons dans une boîte en porcelaine très kitch.

une amie :
Mathilde ma copine du Cours Primaire. On était indissociables.

une peur d'enfant :
Je redoutais à la fois le manque d'argent et que notre maison soit cambriolée. Des craintes matérielles.

un rêve :
Celui de continuer à dessiner.


Pour suivre l'actualité de Julia : demain dernier délai!
Et dès demain, retrouvez les ouvrages de Julia à la Librairie des Machines.

Julia Wauters, illustratrice : 
Rhino a un truc qui lui gratte le dos avec Karine Marie AmiotAlbum jeunesse
Les Fous du platane avec Jean-Louis Maunoury, Sarbacane
Poésies dans l'air et dans l'eau avec Kochka, Père Castor

Julia Wauters, auteur et illustratrice: 
Une nuit loin d'ici, Hélium
L'Arbre des saisons, un puzzle memory avec des animaux très occupés, Hélium
Ma grande soeur m'a dit avec Gilbert Bourget, Hélium, est réédité et sortira au mois d'avril prochain.

Je vous conseille enfin Vents dominants (illustré par Glen Chapron chez Sarbacane) : une histoire sur les relations que l'on tisse avec ses enfants, sur la transmission, les liens qui évoluent avec ses parents quand ils prennent de l'âge, les choses que l'on dit et surtout celles que l'on cache.